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TOUT EST RELATIF, MONSIEUR POINCARÉ !

Le film "Tout est relatif, monsieur Poincaré !" revient sur la vie et l’œuvre d’Henri Poincaré. Né en 1854 à Nancy, Henri Poincaré est un élève brillant, en 1873, il est admis major de sa promotion à l’école polytechnique.
L’oeuvre de Poincaré couvre de nombreux domaines en mathématiques et en physique. Ses premiers travaux portent sur les fonctions fuchsiennes, sur la théorie qualitative des équations différentielles et sur la théorie des fonctions. Poincaré est le fondateur de la topologie algébrique. En 1889 il reçoit un prix pour son mémoire sur « le problème des trois corps ». Ses hypothèses seront à l’origine de la théorie du chaos.
En physique, il travaille sur les équations de transformations de Lorentz. Il construit alors les bases mathématiques de la théorie de la relativité restreinte.
Membre de l’Académie des sciences, élu à l’Académie française en 1908, Henri Poincaré meurt en 1912.

« Vouloir dire », est-ce une question d’intention ?

La question de la responsabilité.
Mais de quelle responsabilité suis-je donc le sujet quand je communique ? De quelle manière ma parole m’engage-t-elle ? Par ma parole, en disant et par le fait de dire, j’agis. « Discuter ensemble, c’est agir ensemble ». J’ai donc une responsabilité dans ce que je dis, par le fait de le dire ; j’en suis imputable, de la même manière que je suis imputable de ne pas avoir fait (ou d’avoir mal fait) quelque chose que je devais (que j’avais l’obligation de) faire. Les excuses sont révélatrices de ce fait. Et comme le souligne Cavell :
Ce dont nous avons l’obligation, c’est d’éviter de faire quelque chose en un temps et lieu, ou d’une manière, qui ait des chances d’aboutir à quelque malheur, ou d’éviter d’être négligent dans les cas où il est facile de l’être, ou d’être particulièrement prudent dans les cas où l’action est dangereuse ou délicate, ou d’éviter la tentation de sauter une étape nécessaire quand sur le moment elle semble ne pas faire grande différence. Si pour toutes les excuses il y avait des obligations pertinentes, alors il n’y aurait pas d’excuses et l’action deviendrait intolérable[28].
Inversement, nous devons ajouter que si tout était excusable, il n’y aurait pas de morale. Il y a des choses à faire et d’autres à ne pas faire, sans quoi nous ne pourrions pas comprendre ce phénomène (récurrent) que sont les excuses. Mais comment savons-nous ce qui doit être fait ou non et surtout comment cela doit être bien fait, c’est-à-dire comment ne pas être imputable ? Pour montrer cela, Cavell a recours à une situation où l’on joue à un jeu de cartes, et souligne que « bien jouer » est affaire de (bonne) stratégie, que cela relève des principes que l’on adopte.
On pourra éclairer cette différence en considérant une des manières dont les principes diffèrent des règles. Les règles vous disent quoi faire quand vous faites simplement la chose ; les principes vous disent comment faire la chose bien, avec habileté ou compréhension. […] Les principes vont avec la compréhension. (Avoir une compréhension d’un jeu, ce n’est pas connaître ses règles.) […] Comprendre un principe implique de savoir comment l’appliquer et où[29].

Cet article qui n’est pas de zenplanet fait suite à la série d’articles sur « Devons-nous vouloir dire ce que nous disons ? » de S. Cavell in Dire et Vouloir dire.Que vous pouvez lire ici

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